Se battre pour des limites raisonnables aux pouvoirs policiers et une reddition de comptes en cas d’abus.

Les policiers sont investis d’une énorme responsabilité et d’un pouvoir énorme pour les accomplir. Les policiers ont le pouvoir d’arrêter, détenir, interroger, fouiller et arrêter des individus. Ils reçoivent des armes à feu et peuvent utiliser la force, y compris la force létale, dans l’exercice de leurs fonctions.

La CCLA lutte pour garantir des limites claires et strictes aux pouvoirs policiers de détention, de fouilles, d’arrestation, d’usage de la force physique et de restreindre autrement les droits individuels. Nous luttons aussi pour des mécanismes efficaces de surveillance et de reddition de comptes pour la police, afin de garantir que ceux qui exercent le pouvoir et font respecter la loi soient également soumis à la loi.

Un reflet de la santé de notre démocratie : la responsabilité policière

Les Canadiens entrent en contact avec la police tous les jours — que ce soit en tant que victimes, témoins, suspects ou simplement en tant que membres du public. La façon dont la police nous traite, les droits qui nous sont accordés lors de ces interactions, et les remèdes que nous pouvons attendre lorsque nos droits sont violés par ceux qui détiennent le pouvoir reflètent la santé de notre démocratie.
La police a des pouvoirs uniques dans notre société, y compris la capacité d’utiliser la force.

Ces pouvoirs policiers exigent un grand contrôle et une surveillance de la part du public afin de s’assurer que les individus et les communautés sont traités avec respect et dignité.

Pour s’assurer efficacement que la police et d’autres acteurs gouvernementaux n’abusent pas des pouvoirs qu’ils ont reçus sur les citoyens, il est essentiel de disposer de systèmes fiables et transparents de reddition de comptes.

Le racisme anti-noir dans le système de justice criminelle canadien

Tout le monde a des biais inconscients, souvent basés sur des stéréotypes, qu’il utilise pour orienter ses processus de pensée et sa prise de décision. Le profilage racial se produit aussi à un niveau systémique – lorsqu’un niveau injustifié de surveillance et de traitement différencié s’infiltre dans la culture et les opérations d’une organisation. Toutes ces formes de racisme existent dans le système de justice criminelle canadien.

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Notre victoire à la Cour suprême en 2019

En mai 2009, Bela Kosoian est entré dans une station de métro pour se rendre à l’université. Elle prit l’escalier roulant en descente et, comme beaucoup d’usagers du métro, ne s’agrippa pas à la rampe. Un policier l’a vue et lui a ordonné à plusieurs reprises de s’accrocher à la rampe, puis a pointé un panneau à proximité. Elle a refusé et n’a pas voulu s’identifier en arrivant au bas de l’escalier mécanique. Quand elle a essayé de partir, le policier et un collègue l’ont prise par le coude dans une salle de détention. Elle était menottée, les bras derrière le dos. Son sac a été fouillé sans son consentement et elle a été accusée de ne pas avoir tenu la rampe et d’avoir entravé les policiers dans leurs fonctions.

La contention, l’excès de contention, la détention — tout cela était illégal et susceptible de dommages.

Mme Kosoian a été acquittée de l’infraction et a intenté une action contre l’agent de police, son employeur et le métro, arguant que son arrestation était illégale et déraisonnable.

La police n’a pas de pouvoirs d’arrestation généraux. Lors de l’audience à la Cour suprême, nos avocats ont soutenu que la police ne peut pas inventer des règles puis vous arrêter pour ne pas les suivre.

La Cour a été d’accord. La Cour suprême du Canada a statué qu’un policier raisonnable n’aurait pas considéré le fait de ne pas tenir la rampe comme une infraction.

Dans l’exercice de leurs fonctions, les policiers peuvent être tenus de limiter les droits et libertés des personnes. Il existe un risque indéniable d’abus de pouvoir. C’est pourquoi il doit toujours y avoir une base légale aux actions des policiers.

 

Dans une société libre et démocratique, les policiers ne peuvent interférer dans l’exercice des libertés individuelles que dans la mesure permise par la loi…
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Notre travail en matière de responsabilité policière

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