Sur une période de dix jours en mars 2020, chaque province et territoire canadien a déclaré une forme d’état d’urgence en réponse à la pandémie de COVID-19. Des restrictions sans précédent aux libertés individuelles ont rapidement suivi. De nombreux espaces publics à travers le pays ont été fermés. Les rassemblements intérieurs et extérieurs étaient restreints. Les recommandations de santé publique visant à maintenir la distanciation physique sont devenues des lois légalement applicables conformément à la législation et aux ordonnances d’urgence. Beaucoup de lois étaient trop larges, vagues et confuses. Les sanctions pour violation des ordonnances d’urgence étaient importantes – 880 $ en Ontario, par exemple, et 1 500 $ au Québec.

L’analyse plus large de l’impact de la pandémie de COVID-19 sur les libertés civiles et des réponses des gouvernements canadiens à ce jour a été examinée dans un rapport publié plus tôt ce mois-ci par l’Association canadienne des libertés civiles, « Les droits canadiens durant COVID19 : rapport intérimaire de la CCLA sur la première vague de la COVID ».

Le deuxième rapport de la CCLA sur la période de la COVID-19, coécrit avec le Policing the Pandemic Mapping Project, se concentre plus en détail sur un aspect de la réponse au Canada à la pandémie : l’utilisation d’amendes coercitives et l’application de la loi pour répondre à une crise de santé publique.

Leçons tirées des urgences de santé publique précédentes : le respect des stratégies de santé publique est le plus efficacement assuré par la bonne volonté et l’éducation – et non par la police, les amendes et les arrestations.

Pour certaines provinces du Canada, l’accent était mis sur l’éducation, pas sur l’application de la loi, et plusieurs provinces ont très efficacement « aplati la courbe » de la pandémie en s’appuyant sur les recommandations de santé publique et l’éducation. D’autres provinces, cependant, se sont tournées vers une application punitive pour assurer la conformité. Le rapport révèle des indications inquiétantes queles règles arbitraires, les pouvoirs d’application accrus et les amendes importantes ont un impact disproportionné sur certaines communautés, y compris les groupes noirs, autochtones et autres groupes racisés, ceux ayant un logement précaire, les immigrants récents, les jeunes, les membres de la communauté LGBTQ2S et certaines minorités religieuses.

À propos de l’Association canadienne des libertés civiles

La CCLA est une organisation indépendante à but non lucratif avec des partisans de partout au pays. Fondée en 1964, la CCLA est une organisation nationale de défense des droits humains engagée à défendre les droits, la dignité, la sécurité et les libertés de toutes les personnes au Canada.

Pour les médias

Pour plus de commentaires, veuillez nous contacter à media@ccla.org.

Pour des mises à jour en direct

Veuillez continuer à consulter cette page et nos plateformes de médias sociaux. Nous sommes sur Instagram, Facebook, Twitter et Blue Sky.

DONATE
This site is registered on wpml.org as a development site. Switch to a production site key to remove this banner.