La CCLA a agi à titre d’intervenant devant la Cour suprême du Canada dans R. c. Wilson, 2025 CSC 32. Cette affaire concernait l’interprétation de l’article 4.1(2) de la Loi sur les drogues et substances contrôlées, qui stipule :
(2) Aucune personne qui cherche une assistance médicale d’urgence ou des forces de l’ordre parce que cette personne, ou une autre personne, souffre d’une urgence médicale ne doit être accusée ou reconnue coupable d’une infraction en vertu du paragraphe 4(1) si la preuve à l’appui de cette infraction a été obtenue ou découverte à la suite d’une demande d’aide ou d’un séjour sur les lieux.
Cette disposition visait à s’assurer qu’une personne ne soit pas dissuadée de chercher des soins médicaux d’urgence (par exemple, en raison d’une overdose de drogue), car elle pourrait être pénalement responsable de l’infraction de simple possession d’une substance contrôlée. La question dans cette affaire était de savoir si, correctement interprétée, la disposition permet à la police d’arrêter une personne pour simple possession, même si elle ne peut pas être accusée ou condamnée.
Dans une décision de 6 contre 3, la Cour suprême a statué que la bonne interprétation de l’article 4.1(2) signifie que la police ne peut pas arrêter quelqu’un pour une infraction où il est immunisé contre des poursuites criminelles. La majorité a statué que « [l]a immunité contre les accusations et condamnations pour simple possession explicitement mentionnée à l’article 4.1(2) de la CDSA inclut, par implication nécessaire, l’immunité contre l’arrestation pour cette infraction. Cette interprétation sert le mieux le but clair de la disposition : sauver des vies. »
Au paragraphe 40 du jugement, la Cour a souligné la soumission de la CCLA selon laquelle « la peur d’arrestations et de fouilles potentielles peut être aiguë pour les personnes vulnérables et marginalisées, comme celles qui luttent contre la toxicomanie, qui ont souvent un passé d’interactions négatives avec les forces de l’ordre et sont touchées de manière disproportionnée par les pratiques policières et la criminalisation. »
Vous pouvez lire le jugement complet ici ainsi que le fait de la CCLA ici.
La CCLA remercie Sarah Rankin et Heather Ferg de Rodin Law and McKay Ferg pour leur excellente représentation pro bono dans cette affaire.
À propos de l’Association canadienne des libertés civiles
La CCLA est une organisation indépendante à but non lucratif avec des partisans de partout au pays. Fondée en 1964, la CCLA est une organisation nationale de défense des droits humains engagée à défendre les droits, la dignité, la sécurité et les libertés de toutes les personnes au Canada.
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