Cette semaine, la CCLA comparaît devant la Cour suprême du Canada pour renforcer les limites du pouvoir des États et pour plaider en faveur de mesures lorsque la police dépasse ces limites.
Dans l’affaire James Andrew Beaver c. Sa Majesté la Reine, la CCLA, intervient sur deux questions constitutionnelles. La première concerne les contours de la règle de volontarité, la protection du droit au silence des individus et l’assurance de la protection constitutionnelle des libertés civiles pour tous. Le second concerne le maintien d’une approche téléologique de l’article 24(2) de la Charte, qui permet aux tribunaux de rejeter des preuves « obtenues d’une manière » qui violait les droits ou libertés constitutionnels. C’est une garantie clé qui offre un recours aux victimes de fautes policières et aide à garantir que les condamnations criminelles reposent sur des preuves obtenues légalement.
Devant la Cour suprême, la CCLA soutiendra qu’une déclaration volontaire exige une prise de conscience du droit au silence et des conséquences d’y renoncer. La CCLA soumettra qu’une personne ne peut connaître les conséquences de renoncer au silence sans que l’État ne l’informe du danger dans lequel elle se trouve.
La CCLA soutiendra également que la Cour suprême devrait maintenir son approche généreuse, contextuelle et prononcieuse de l’enquête « obtenue d’une manière » en vertu de l’article s. 24(2). Le but de l’article 24(2) est de maintenir la bonne réputation de l’administration de la justice. Cependant, dans l’affaire Beaver, la Couronne a avancé une théorie problématique du « nouveau départ » – suggérant que, même après que la police a violé les droits de la Charte d’une personne, une interruption de l’enquête (comme de nouveaux policiers qui commencent une entrevue) peut créer un « nouveau départ » et protéger de nouvelles preuves contre les infractions antérieures. Le principe du « nouveau départ » obligerait les décideurs à se concentrer sur la conduite acceptable de l’État et à détourner l’attention des juges de première instance de la conduite antérieure inacceptable de l’État. Cela encouragerait les tribunaux à fermer les yeux sur les violations de la Charte en raison de comportements conformes ultérieurs. La Cour suprême devrait rejeter l’approche du « nouveau départ » à l’article 24(2) parce qu’elle sape l’objectif large de la disposition – protéger l’intégrité du système judiciaire.
Pour en savoir plus, lisez notre fait devant la Cour suprême. La CCLA est représentée avec compétence par Samara Secter et Reakash Walters de Addario Law Group LLP.
Par : Klodian Rado
À propos de l’Association canadienne des libertés civiles
La CCLA est une organisation indépendante à but non lucratif avec des partisans de partout au pays. Fondée en 1964, la CCLA est une organisation nationale de défense des droits humains engagée à défendre les droits, la dignité, la sécurité et les libertés de toutes les personnes au Canada.
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