C’est aussi un droit de passerelle, car protéger la vie privée signifie protéger les informations qui nous concernent et qui peuvent être utilisées pour nier des droits à l’égalité en se basant sur le profilage. La vie privée soutient la liberté d’expression, car savoir que nous sommes surveillés glace notre volonté d’exprimer (ou d’entendre) des propos controversés, et elle soutient notre droit à la dissidence, qui, encore une fois, peut être entravé par une surveillance intrusive.
Que les risques proviennent de nouvelles (ou anciennes) technologies au service des forces de l’ordre ou de la sécurité nationale, ou du modèle de « capitalisme de surveillance » qui sous-tend les services en ligne contemporains, la vie privée est menacée alors que de nouvelles façons d’identifier, de suivre et de profiler les personnes se multiplient.
La CCLA cherche à adopter une approche fondée sur les principes et axée sur les droits pour évaluer et défendre les impacts des nouvelles technologies et de la surveillance là où les droits sont en jeu.


