TORONTO – L’Association canadienne des libertés civiles est préoccupée par la récente proposition de la Douane et de la Patrouille frontalière des États-Unis (CBP) visant à élargir son utilisation de la reconnaissance faciale défectueuse et intrusive sur les personnes quittant les États-Unis, y compris les Canadiens.

La reconnaissance faciale est une technologie de surveillance intrusive qui demeure très sujette à l’erreur, les personnes racisées et non blanches connaissant des taux de faux positifs et de négatifs beaucoup plus élevés que les autres. La CBP supprimera également une exclusion historique pour les jeunes enfants et les personnes âgées, malgré des lacunes similaires dans la capacité des technologies à reconnaître ces groupes d’âge. Le non-jumelage peut entraîner des retards de déplacement et des inspections plus intrusives.

« Les méfaits des systèmes de reconnaissance faciale continuent de retomber de manière disproportionnée sur les personnes les plus vulnérables en raison de la discrimination et des préjugés », a déclaré Tamir Israel, directeur du programme de confidentialité, de surveillance et de technologie de la CCLA. « Le déploiement massif de cette technologie — qui n’est tout simplement pas encore adaptée à son usage — est imprudent. »

Les citoyens canadiens, historiquement exclus de la collecte biométrique au départ des États-Unis, seront couverts par la nouvelle règle malgré l’intégration de notre frontière. Cependant, les lois américaines sur la vie privée offrent une protection minimale aux Canadiens et autres personnes non américaines, tandis que l’initiative élargie de surveillance n’inclut aucune extension comparable des protections de la vie privée.

Les images de non-citoyens américains seront conservées dans les bases de données du DHS pendant jusqu’à 75 ans, et pourront être utilisées par des agences américaines et étrangères pour des raisons non liées au contrôle frontalier, augmentant ainsi les risques pouvant résulter de fausses correspondances faciales.

« Cette expansion spectaculaire des capacités de reconnaissance faciale intrusive est d’autant plus préoccupante qu’elle n’a pas de protections de vie privée associées », a déclaré Howard Sapers, directeur exécutif de la CCLA. « Les informations biométriques sont profondément sensibles et nécessitent le plus haut niveau de protection, incluant des mesures de sécurité rigoureuses et des mesures efficaces pour la vie privée. »

À propos de l’Association canadienne des libertés civiles

La CCLA est une organisation indépendante à but non lucratif avec des partisans de partout au pays. Fondée en 1964, la CCLA est une organisation nationale de défense des droits humains engagée à défendre les droits, la dignité, la sécurité et les libertés de toutes les personnes au Canada.

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