Le vote des citoyens ne devrait pas être excessivement dilué. Aujourd’hui, l’Association canadienne des libertés civiles a déposé son fait d’intervention devant la Cour supérieure du Québec dans l’affaire Lalande c. Procureur général du Québec afin de défendre le droit à une représentation efficace.
Une coalition de citoyens conteste la nouvelle législation québécoise qui bloque le processus de redessin des circonscriptions électorales de la Commission de représentation électorale. Habituellement, en vertu de la Loi électorale du Québec, ce processus de redécoupage est exigé après chaque deuxième élection afin que les votes des citoyens ne soient pas excessivement dilués.
Les requérants résident dans des circonscriptions pour lesquelles le rapport préliminaire de la Commission recommandait des changements avant la prochaine élection. Les pétitionnaires soutiennent que l’arrêt du travail de la Commission et la tenue de l’élection de 2026 sans nouvelle carte électorale violent leurs droits démocratiques, protégés par l’article 3 de la Charte canadienne des droits et libertés.
L’article 3 exige que les circonscriptions électorales reflètent une représentation effective. Ce concept exige (i) une parité relative du pouvoir de vote et (ii) la prise en compte d’autres facteurs, tels que la géographie, l’histoire communautaire, les intérêts communautaires et la représentation des minorités.
La CCLA intervient pour mettre en lumière le conflit d’intérêts structurel — réel ou apparent — dans lequel se trouvent les législateurs lorsqu’ils adoptent des lois électorales. En raison de l’importance des droits démocratiques dans notre société et du risque de manipulation partisane, les tribunaux doivent examiner rigoureusement la législation électorale pour s’assurer qu’ils respectent la Charte , sans montrer de déférence envers la législature.
La CCLA soutient également que suspendre le processus établi des limites électorales sans en proposer un nouveau (qui serait soumis à l’examen des tribunaux) équivaut à suspendre le droit protégé par la Charte à une représentation efficace.
Vous pouvez lire le fait du CCLA ici (en français).
La cour doit entendre le fond de cette affaire du 5 au 9 mai 2025.
La CCLA est reconnaissante de l’excellente représentation pro bono de Patrick Plante, Julien Boudreault et Filipe Costa de Borden Ladner Gervais LLP dans cette affaire.
À propos de l’Association canadienne des libertés civiles
La CCLA est une organisation indépendante à but non lucratif avec des partisans de partout au pays. Fondée en 1964, la CCLA est une organisation nationale de défense des droits humains engagée à défendre les droits, la dignité, la sécurité et les libertés de toutes les personnes au Canada.
Pour les médias
Pour plus de commentaires, veuillez nous contacter à media@ccla.org.
Pour des mises à jour en direct
Veuillez continuer à consulter cette page et nos plateformes de médias sociaux. Nous sommes sur Instagram, Facebook, Twitter et Blue Sky.



