24 juin 2021
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
TORONTO – L’Association canadienne des libertés civiles (CCLA) s’inquiète que le gouvernement de la Nouvelle-Écosse tente d’éviter l’examen public de ses actions.
« D’abord, la Province a retardé la nouvelle audience parce qu’elle avait besoin de plus de temps pour se préparer. Ensuite, avant une audience en audience publique, la province a demandé au tribunal d’annuler l’injonction. Maintenant, la province soutient que la Cour ne devrait pas entendre les arguments de la CCLA, même si cette affaire soulève des questions d’importance publique », a déclaré Cara Zwibel, directrice des libertés fondamentales de la CCLA.
« La Province a menacé de réclamer des frais contre la CCLA si une telle réaudience est poursuivie, et les arguments de la CCLA selon lesquels les actions de la Province étaient illégales et inconstitutionnelles ne sont pas aboutis. La CCLA ne sera pas intimidée et a demandé à la Cour de poursuivre l’audience comme prévu. »
La CCLA a obtenu la qualité pour agir dans l’intérêt public lors d’une nouvelle réaudition de la demande de la province de la Nouvelle-Écosse, ce qui a mené à une ordonnance d’injonction interdisant à tous les Néo-Écossais d’exercer leurs droits constitutionnellement protégés à se rassembler pacifiquement et à protester.
Lors de l’audience initiale, la Cour n’avait pas l’avantage d’un représentant du public pour tester les preuves de la province ou réfuter leurs arguments. Cette audience a duré 13 minutes et s’est déroulée en secret.
La CCLA estime que les intérêts de la justice exigent que ces questions soient entendues en audience publique, et que la Cour et le public méritent d’entendre un argument complet sur cette question fondamentale des pouvoirs des États.
Bien que l’injonction ne soit plus en vigueur, la question de savoir si elle aurait dû être accordée en premier lieu mérite d’être entendue. La pandémie se poursuit et la situation qui a poussé la province à demander cette ordonnance pourrait se reproduire. La bonne administration de la justice exige que les deux parties d’un différend soient entendues, surtout lorsque le différend concerne le gouvernement et ses citoyens, et lorsqu’il s’agit de questions cruciales de pouvoir de l’État et de droits garantis par la Charte.
La nouvelle audience doit avoir lieu le 30 juin devant la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse.
Documents judiciaires
À propos de l’Association canadienne des libertés civiles
La CCLA est une organisation indépendante à but non lucratif avec des partisans de partout au pays. Fondée en 1964, la CCLA est une organisation nationale de défense des droits humains engagée à défendre les droits, la dignité, la sécurité et les libertés de toutes les personnes au Canada.
Pour les médias
Pour plus de commentaires, veuillez nous contacter à media@ccla.org.
Pour des mises à jour en direct
Veuillez continuer à consulter cette page et nos plateformes de médias sociaux. Nous sommes sur Instagram, Facebook, Twitter et Blue Sky.



