TORONTO — La CCLA est profondément préoccupée par les tentatives de la Ville de Kingston d’imposer une interdiction diurne des campements par l’expulsion de personnes vulnérables sans abri à Belle Park.

La CCLA estime qu’une interdiction de jour viole les droits de la Charte des personnes sans abri et des personnes vivant dans la pauvreté. L’application de l’interdiction de jour ne correspond pas à l’esprit du jugement de la Cour supérieure de l’Ontario, qui a examiné un règlement de Kingston interdisant le camping sur la propriété municipale dans une décision rendue en novembre dernier par le juge Carter. Dans cette décision, la Cour a déclaré qu’une interdiction du camping nocturne était inconstitutionnelle et laissait ouverte la possibilité qu’une interdiction de jour puisse aussi être inconstitutionnelle.

Il y a d’importantes implications pratiques et juridiques à exiger que les résidents du campement « emballent » chaque jour. Cela inclut le fardeau physique et psychologique de transporter leurs biens toute la journée jusqu’à ce que l’interdiction de camping soit temporairement levée pendant la nuit et l’absence d’un domicile ou d’une communauté fixe. La CCLA réitère que, lorsque l’État interfère avec la capacité d’une personne à se protéger, l’heure de la journée ne devrait pas dicter si la dignité et l’indépendance de cette personne ont été violées.

« Les personnes sans abri sont des membres vulnérables de notre communauté et ne devraient pas être traitées comme des objets qui peuvent être facilement déplacés comme la circulation », explique Harini Sivalingam, directrice du Programme d’égalité. « Les personnes sans-abri ont des droits. Ils ont le droit d’utiliser les espaces publics et de voir leur dignité respectée. »

La CCLA exhorte fortement la Ville de Kingston à ne pas appliquer le règlement qui pourrait nuire aux résidents du campement. La Ville devrait travailler avec les résidents du campement et leurs défenseurs pour trouver des alternatives afin d’assurer le respect de leur dignité et de leur autonomie.
La CCLA remercie les conseillères juridiques pro bono Alexa Biscaro et Erika Anschuetz de Norton Rose Fulbright Canada LLP, pour leur représentation dans cette affaire.

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canadienne des libertés civilesLa CCLA est une organisation indépendante à but non lucratif avec des partisans de partout au pays. Fondée en 1964, la CCLA est une organisation nationale de défense des droits humains engagée à défendre les droits, la dignité, la sécurité et les libertés de toutes les personnes au Canada.
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