28 mai 2020.

27 mai 2020

L’honorable Tracey-Anne McPhee
Ministre de
la Justice Assemblée
législative du Yukon Boîte 2703
Whitehorse, Yukon
Y1A 2C6

VIA COURRIEL

À propos des droits à la mobilité et des déplacements au Yukon

Cher ministre,

Nous vous écrivons concernant le Constitutionnalité et impact du Ordonnance sur les mesures de contrôle des frontières (COVID-19), émis sous la Loi sur les mesures d’urgence civile. L’effet de cette ordonnance est d’interdire en grande partie aux Canadiens qui ne résident pas à Yukon d’entrer dans le territoire, à quelques exceptions près. Dans selon nous, l’Ordre est contraire à l’article 6 de la Charte canadienne des droits et libertés et cela peut aussi être hors de la juridiction du territoire. En tant que surintendant de l’état de droit dans le territoire, vous aurez examiné cet ordre pour déterminer ses risques constitutionnels. Nousencourageons un second regard sur cet Ordre, à la lumière de ce qui suit.

En ce qui concerne les droits à la mobilité,conformément à l’article 6(2) de la Charte, les individus peuvent s’installer dans n’importe quelle province et avoir le droit de gagner leur vie dans n’importe quelle province. Conformément à l’article 30 de la Selon la Charte, ce droit s’applique également au Yukon et aux Territoires du Nord-Ouest. Les droits à la mobilité des Canadiens sont sacrés; pas même la clause dérogatoire de la Loi constitutionnelle de 1982 peut retirer leur application. Les seules dérogations à l’article 6 permises sont celles qui peuvent être justifiées en vertu de l’article 1 de la Charte, à savoir celles qui sont à la fois raisonnables et manifestement justifiées. À notre avis, la restriction actuelle du territoire sur les déplacements n’est ni l’un ni l’autre.

Nous avons aussi des inquiétudes quant à savoir si ce type d’Ordre est ultra vires. Permettre à une province ou un territoire de dicter les droits de mobilité ne semble pas cohérent avec la répartition des pouvoirs prévue par la Loi constitutionnelle de 1867.

L’Ordonnance sur les mesures de contrôle des frontières fonctionne conjointement avec d’autres décrets ministériels et il est clair que de nombreuses personnes ne résidant pas normalement au Yukon seront autorisées à entrer pour des raisons jugées « critiques » ou « essentielles » et avec des restrictions variables sur les contacts sociaux qu’elles peuvent avoir une fois sur le territoire. Avec tout le respect, rien ne prouve qu’une interdiction totale d’entrer sur le territoire de certaines personnes puisse être justifiée lorsque des mesures moins restrictives coexistentULD atteindra clairement les mêmes objectifs de santé publique. De plus, ces restrictions sévères sont en place à un moment où le territoire n’a pas de cas actifs de COVID-19 et, lorsque son voisin, la Colombie-Britannique, a connu une baisse constante des cas. À notre avis, les restrictions imposées aux déplacements ne peuvent être justifiées dans les circonstances et doivent être annulées.

Nous ne suggérons pas qu’il existe une solution universelle à la gestion des urgences au Canada. Il va sans dire que les territoires font face à des circonstances et des défis uniques et que votre approche doit être adaptée de manière appropriée. Chaque province et territoire as a adopté une approche de gestion des urgences qui correspond à la santé publique et qui se distingue circonstances de la région. Mais tous doivent le faire dans les limites de la Constitution.

La CCLA est Un organisme indépendant à but non lucratif ONG, s’opposant au pouvoir et Défense de la liberté au Canada depuis 1964. Nous avons comparu devant les tribunaux à travers le Canada des centaines de fois, et ont entamé des poursuites contre des gouvernements pendant la COVID-19 dans d’autres juridictions: https://dev.ccla.org/coronavirus/. Nous serions reconnaissants d’avoir l’occasion d’en discuter Tout ça avec toi-même ou ton Officiels, et J’apprécierais votre attention à cette affaire importante.

Sincèrement,

Michael Bryant
, directeur exécutif

Cara Sig

Cara Zwibel
, directrice du programme Libertés fondamentales

À propos de l’Association canadienne des libertés civiles

La CCLA est une organisation indépendante à but non lucratif avec des partisans de partout au pays. Fondée en 1964, la CCLA est une organisation nationale de défense des droits humains engagée à défendre les droits, la dignité, la sécurité et les libertés de toutes les personnes au Canada.

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