La version française suit.

MISE À JOUR : Mardi 23 juillet 2019

– Pour diffusion immédiate –

Des groupes de défense des libertés civiles demandent la permission d’interjeter appel de la décision du projet de loi 21

Le NCCM et la CCLA déposent une demande d’autorisation d’appel de la décision du juge Yergeau

(Montréal – 23 juin 2019)

Le Conseil national des musulmans canadiens (NCCM) et l’Association canadienne des libertés civiles (CCLA) ont déposé une demande d’autorisation (jointe) pour faire appel de la décision de l’honorable juge Yergeau dans l’affaire Hak c. Procureure générale du Québec, 2019 QCCS 2989. P

Le NCCM et la CCLA soutiennent que le congé devrait être accordé parce que, selon eux, la décision comporte un certain nombre d’erreurs juridiques importantes.

La nouvelle demande demande à la Cour d’appel du Québec de réexaminer la décision qui a rejeté une demande de suspension de l’application de la Loi concernant la laïcité de l’État (projet de loi 21).

La Loi sur la « Laïcité » interdit aux personnes portant des symboles religieux d’occuper divers emplois dans le secteur public, y compris enseignants, policiers et procureurs. La loi limitera le plus sérieusement les libertés des femmes musulmanes qui portent le hijab, des Juifs qui portent la kippa, et des Sikhs qui portent des turbans.

Le NCCM et la CCLA ont déposé un recours constitutionnel contre la Loi quelques heures après son adoption et, avec elle, ont demandé au tribunal une mesure provisoire urgente – suspendre l’application de la loi.

« Nous avons promis aux Québécois et aux Canadiens que nous défendrions leurs droits et nous avons l’intention de faire exactement cela », déclare le directeur exécutif du NCCM, Mustafa Farooq, « Nous croyons, comme toujours, que ce projet de loi n’a pas sa place en 2019. C’est un moment historique alors que les Québécois de toutes confessions et origines se rassemblent pour s’opposer à une loi injuste et se tiennent à nos côtés pour déposer notre demande de congé. »

« Il n’est pas acceptable d’accrocher des pancartes indiquant à certaines personnes qu’elles ne sont pas les bienvenues dans les magasins, les plages, les parcs ou les lieux de travail. Une loi qui exclut les gens en raison de qui ils sont et de leur façon de s’habiller est à la fois absurde et abominable – elle n’a pas sa place dans une société qui valorise la justice, l’égalité et la liberté. C’est pourquoi nous nous battons », affirme Noa Mendelsohn Aviv, directrice du programme d’égalité à l’Association canadienne des libertés civiles.

Les appelantes sont représentées par Catherine McKenzie et Olga Redko du prestigieux cabinet de contentieux IMK LLP de Montréal.

Le NCCM est une organisation indépendante, non partisane et à but non lucratif, qui est une voix de premier plan pour l’engagement civique et la promotion des droits humains.

L’Association canadienne des libertés civiles (CCLA) est un organisme national, non partisan et sans but lucratif qui œuvre à la protection des droits et libertés de toutes les personnes au Canada.

CONTACTS :

Anglais :
Mustafa Farooq, directeur exécutif du NCCM, mfarooq@nccm.ca ou 613-406-2525
Noa Mendelsohn Aviv, directrice du programme d’égalité de la CCLA, mendelsohnaviv@ccla.org, 647-780-9802

Français :
Bochra Manai, NCCM Porte-parole des affaires publiques Québec, bmanai@nccm.ca ou +1 (438) 932-7197
Sarah Abou-Bakr, coordonnatrice des relations communautaires du CMNC Québec, saboubakr@nccm.ca ou 613-254-9704 poste 236

La version française

– Pour diffusion immédiate –

Groupes de libertés civiles demandent à la cour de réviser sa décision sur le projet de loi 21

Le CNMC et l’ACLC soumettent une demande d’autorisation d’en appeler de la décision du Juge Yergeau.

(Montréal – 23 juin 2019)

Le Conseil national des canadiens musulmans (CNMC) et l’Association canadienne des libertés civiles (ACLC) ont aujourd’hui soumis une demande d’autorisation d’en appeler de la décision de l’Honorable Juge Yergeau dans l’affaire Hak c Procureure générale du Québec, 2019 QCCS 2989 (ci-jointe).

Le CNMC et l’ACLC soumettent que l’autorisation d’en appeler devrait leur être octroyée puisque la décision initiale contient plusieurs erreurs importantes de droit.

La nouvelle demande vise à ce que la Cour d’appel du Québec révise la décision rejetant la demande de suspendre l’application la Loi sur la laïcité de l’État (projet de loi 21).

La Loi sur la « laïcité » empêche les individus qui portent un symbole religieux d’avoir certains postes dans le secteur public, incluant celui d’enseignant, de policier et de procureur. Cette loi va significativement restreindre les droits et libertés d’individus, notamment des femmes musulmanes qui portent le hijab, des juifs qui portent la kippa, et des sikhs qui portent un turban.

Le CNMC et l’ACLC ont contesté la validité de la nouvelle loi au lendemain de son adoption, au motif qu’elle est inconstitutionnelle. Les organisations ont simultanément invoqué une mesure provisoire d’urgence : la suspension de l’application de la loi.

« Nous avons promis aux Québécois et aux Canadiens que nous élèverions notre voix pour protéger leurs droits et libertés. C’est exactement ce que nous faisons. » dit Mustafa Farooq, Directeur exécutif du CNMC. « Nous croyons, et nous avons toujours cru, que cette loi n’a pas sa place en 2019. C’est un moment historique que de voir les Québécois de toutes les confessions s’allier pour s’opposer à une loi injuste et nous appuyer dans notre demande d’autorisation pour en appeler de la décision. »

« Il n’est pas acceptable d’afficher des signes interdisant l’accès à certaines personnes à des boutiques, des plages, des parcs, ou des milieux professionnels. Une loi qui exclut des individus en raison de leur identité et de leur façon de s’habillant est à la fois absurde et aberrante; une loi du genre n’a pas de place dans une société qui promeut la justice, l’égalité et la liberté. C’est pour cela que nous nous battons. » dit Noa Mendelsohn Aviv, Directrice du Programme égalité de l’ACLC.

Les demandeurs sont représentés par Catherine McKenzie et Olga Redko de la firme distinguée IMK LLP de Montréal.

Le CNMC est une organisation nationale indépendante non-partisane à but non-lucratif qui est une voix éminente pour l’engagement civique et la promotion des droits de la personne.

L’Association canadienne des libertés civiles est une organisation nationale non-partisane à but non-lucratif qui travaille à protéger les droits et libertés de tous les individus au Canada.

CONTACTS :

Anglais :
Mustafa Farooq, Directeur exécutif du CNMC, mfarooq@nccm.ca ou 613-406-2525
Noa Mendelsohn Aviv, Directrice du Programme égalité de l’ACLC, mendelsohnaviv@ccla.org, 647-780-9802

Français :
Bochra Manai, CNMC Québec, Porte-paroles de affaires publiques, bmanai@nccm.ca ou +1 (438) 932-7197
Sarah Abou-Bakr, CNMC Québec, Coordinatrice des relations communautaires, saboubakr@nccm.ca ou 613-254-9704 poste 236

À propos de l’Association canadienne des libertés civiles

La CCLA est une organisation indépendante à but non lucratif avec des partisans de partout au pays. Fondée en 1964, la CCLA est une organisation nationale de défense des droits humains engagée à défendre les droits, la dignité, la sécurité et les libertés de toutes les personnes au Canada.

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