Pourquoi la CCLA a-t-elle poursuivi le gouvernement fédéral en justice pour contester son utilisation de la Loi sur les situations d’urgence?

Le recours juridique de la CCLA ne portait pas sur les manifestations d’Ottawa – celles-ci comprenaient des blocus, qui avaient causé de graves difficultés aux résidents d’Ottawa, et encore plus de dommages aux membres des communautés marginalisées de la ville.

La préoccupation de la CCLA et la base de notre défi concernaient un gouvernement qui s’accorderait d’immenses et extraordinaires pouvoirs d’urgence contournant les freins et contrepoids habituels du système démocratique. Ces pouvoirs peuvent être nécessaires dans des circonstances extrêmes, mais ils sont aussi dangereux pour la démocratie et nos droits et libertés. Notre position est que les blocus, bien que graves, étaient une question de police. Ce qui inquiétait la CCLA, c’était l’utilisation par le gouvernement de la Loi sur les situations d’urgence. Les pouvoirs d’urgence ne devraient pas être normalisés – ils devraient être utilisés avec parcimonie et prudence pour éviter les abus gouvernementaux et les violations des libertés civiles.

Quand la loi sur les urgences est-elle entrée en vigueur?

Le gouvernement a invoqué la Loi sur les situations d’urgence le 14 février 2022, puis l’a révoquée le 23 février 2022.

La Loi sur les situations d’urgence est-elle la même que la Loi sur les mesures de guerre?

La Loi sur les situations d’urgence a remplacé la Loi sur les mesures de guerre en 1988. Auparavant, la Loi sur les mesures de guerre a été utilisée à trois reprises : pendant la Première Guerre mondiale, la Seconde Guerre mondiale et la crise d’octobre 1970. La CCLA s’est opposée à certaines mesures mises en œuvre en vertu de la War Measures Act en 1970 en raison de graves violations des libertés civiles à cette époque. La CCLA a contribué à la réforme de la Loi sur les mesures de guerre, ce qui a finalement mené à la Loi sur les situations d’urgence. La Loi sur les situations d’urgence visait à imposer un seuil d’utilisation plus élevé et une meilleure protection des libertés civiles.

La CCLA est-elle allée en cour pour soutenir les organisateurs des convois de camions?

La CCLA s’est adressée aux tribunaux en raison de l’utilisation déraisonnable des pouvoirs d’urgence et de la violation des libertés civiles.

La CCLA croit que la manifestation est un outil démocratique essentiel pour les personnes qui luttent pour de nombreux enjeux différents. Elle bénéficie d’une protection constitutionnelle grâce aux garanties de liberté d’expression, de réunion pacifique et d’association de la Charte canadienne des droits et libertés. Ces droits ne peuvent être limités que s’il existe un besoin et une justification démontrables, et seulement si la limite est aussi minimale que possible. La CCLA ne s’est pas opposée au démantèlement des blocus à Ottawa, qui avaient causé des torts aux résidents d’Ottawa, en particulier aux individus et groupes marginalisés.

Le droit de manifester est-il plus important que les droits des habitants de la région?

La CCLA croit que la manifestation est un outil démocratique essentiel protégé par la constitution. Ces droits ne peuvent être limités que s’il existe un besoin et une justification démontrables, et seulement si la limite est aussi minimale que possible. La CCLA ne s’est pas opposée au démantèlement des blocus à Ottawa, qui avaient causé des torts aux résidents d’Ottawa, en particulier aux individus et groupes marginalisés.

La CCLA a-t-elle des ressources sur les droits des manifestants?

Vous pouvez consulter notre guide Connaissez vos droits pour les manifestants Tiens.

Pourquoi la CCLA est-elle quand même allée devant les tribunaux après la Commission d’urgence pour l’ordre public?

La Commission et la Cour jouent des rôles différents dans l’examen de la décision du gouvernement d’invoquer la Loi sur les situations d’urgence. Les deux sont des freins à l’exercice de ce pouvoir extraordinaire par le gouvernement.

Le mandat de la Commission était de déterminer ce qui a conduit aux manifestations et ce qui a conduit factuellement à l’invocation de la Loi sur les urgences.

Bien que le commissaire ait estimé que le seuil avait été atteint, il a été clair que des personnes raisonnables pouvaient être en désaccord avec lui et qu’il ne faisait pas de « conclusion juridique stricte ».

C’était le rôle de la Cour. La Cour examinait si les définitions juridiques et le seuil légal étaient atteints lors de l’invocation de la Loi sur les situations d’urgence.

À propos de l’Association canadienne des libertés civiles

La CCLA est une organisation indépendante à but non lucratif avec des partisans de partout au pays. Fondée en 1964, la CCLA est une organisation nationale de défense des droits humains engagée à défendre les droits, la dignité, la sécurité et les libertés de toutes les personnes au Canada.

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