MONTRÉAL — Le Conseil national des musulmans canadiens (NCCM), l’Association canadienne des libertés civiles (CCLA) et un étudiant québécois lancent un défi conjoint contre le décret 707-2023 du gouvernement du Québec, qui interdit la prière visible dans les écoles publiques.

La poursuite conjointe traite de la violation des libertés personnelles et religieuses par l’interdiction de la prière. C’est un enjeu qui a des effets directs sur la vie des enfants. La poursuite inclut un étudiant plaignant québécois dont les droits civils et les libertés religieuses sont violés par le décret du gouvernement du Québec.

La situation du demandeur reflète de nombreux élèves et enfants du primaire et du secondaire au Québec qui ne peuvent plus pratiquer librement leur foi.

« Dans un pays démocratique et laïque, aucun gouvernement ne devrait dire à qui que ce soit, encore moins aux enfants, comment prier », a déclaré Stephen Brown, PDG du NCCM. « Nos enfants ne devraient pas avoir affaire à l’État qui s’immisce dans leur vie spirituelle. Nous ne pouvons pas permettre à l’État de surveiller nos enfants à l’école – un endroit où ils devraient apprendre et grandir dans un environnement sûr et soutenant, peu importe leur origine religieuse. C’est pourquoi nous ne nous arrêterons pas tant que ce décret ne sera pas annulé. »

« Ce décret nuit aux étudiants québécois. Après la publication du décret, les élèves nous ont dit que leurs écoles leur avaient complètement interdit de prier à l’école », a déclaré Harini Sivalingam, directrice du programme d’égalité à l’Association canadienne des libertés civiles.

« Aujourd’hui, nous sommes devant le tribunal pour défendre les étudiants québécois. Ce décret doit être suspendu en raison des préjudices importants causés aux enfants dans les écoles québécoises. »

Interdire les prières dans les écoles publiques permet la surveillance des enfants. Selon le décret, les enseignants et le personnel administratif seront chargés de surveiller la manière dont les enfants exercent un droit humain fondamental et constitué par la Charte, soit le droit de pratiquer leur foi. Cela transforme les écoles et les salles de classe de lieux de sécurité et d’apprentissage en lieux de conflit et de discrimination.

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Dépôts judiciaires pertinents (en français seulement) :

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La CCLA est une organisation indépendante à but non lucratif avec des partisans de partout au pays. Fondée en 1964, la CCLA est une organisation nationale de défense des droits humains engagée à défendre les droits, la dignité, la sécurité et les libertés de toutes les personnes au Canada.

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