TORONTO — Anaïs Bussières McNicoll, directrice des libertés fondamentales de l’Association canadienne des libertés civiles, a fait la déclaration suivante :
« Le président de l’Assemblée législative de l’Ontario a récemment interdit le port de keffiyehs à l’intérieur de la chambre du Parlement ainsi que dans tout l’édifice législatif. Sa position est que les keffiyehs sont portés pour faire une déclaration politique ouverte, ce qui irait à l’encontre de la règle de longue date de la législature interdisant aux membres de porter des accessoires, des panneaux ou des accessoires destinés à exprimer une déclaration politique. »
« Depuis, les dirigeants de tous les partis politiques à la législature, y compris le premier ministre, ont demandé au président de la Chambre de revenir sur sa décision – en vain. »
« Beaucoup de débats pourraient être débattus sur la question de savoir si l’interdiction générale de porter des accessoires politiques par le Parlement est souhaitable. L’argument sous-jacent à cette position, à savoir que l’Assemblée législative n’est en quelque sorte pas l’endroit pour la politique, est certainement discutable. Mais une chose est certaine : ce n’est pas au président de la Chambre de décider qu’un vêtement qui porte indéniablement une signification culturelle est désormais nécessairement porté comme un accessoire politique. Qualifier un vêtement culturellement significatif comme le keffiyeh d’accessoire politique, et l’interdire en conséquence, est discriminatoire envers les communautés arabes et constitue une attaque directe contre la liberté d’expression. »
« Comme l’indique clairement la Loi sur l’Assemblée législative, le Président est le tuteur des droits des membres de l’Assemblée. Il ne devrait pas utiliser le privilège parlementaire comme excuse pour adopter des décrets qui sapent certains des droits humains les plus fondamentaux de ses membres et, avec eux, ceux de toute personne souhaitant entrer dans le bâtiment législatif. »
« Il y a plus. En maintenant son interdiction malgré la demande unanime faite par les dirigeants de tous les partis politiques de la législature de la lever, le président exerce ses pouvoirs de manière profondément antidémocratique. Le président devrait se rappeler que ce n’est pas sa Chambre. Voici la Maison du Peuple. »
« Maintenir cette interdiction divisive établirait un précédent profondément regrettable. La CCLA demande au président de la Chambre d’y mettre fin. »
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