La CCLA intervient dans une affaire devant la Cour suprême pour soutenir que la police ne devrait pas se voir accorder un pouvoir élargi pour détenir arbitrairement des conducteurs sur des propriétés privées.

Il y a plus de trente ans, la majorité d’une Cour suprême divisée a statué que la police pouvait arrêter les conducteurs, interroger les occupants et exiger leur identification sans aucun soupçon de faute. C’est un pouvoir de détention arbitraire et itinérant qui a mené à des décennies de maintien de l’ordre discriminatoire et de harcèlement des personnes racialisées – à la fois intentionnellement et en raison de biais inconscients.

Dans sa dissidence dans cette affaire, le juge Sopinka a écrit que « la goutte d’eau » pour les libertés civiles des conducteurs avait été atteinte lorsque la majorité reconnaissait un pouvoir discrétionnaire illimité pour la police de « stopper tout véhicule à tout moment, en tout lieu, sans aucune raison de le faire. » Nous sommes d’accord – et c’est un précédent que nous luttons pour renverser dans une affaire qui a été jugée en juin prochain.

En attendant une décision dans la contestation constitutionnelle, la lutte contre les contrôles routiers policiers discriminatoires se poursuit. Cet automne, nos avocats pro bono comparaîtront devant la Cour suprême pour soutenir que ce pouvoir arbitraire de détention ne devrait pas être étendu – par inférence et implication – à la propriété privée. Nous exposons ce qui est en jeu dans nos arguments écrits :

Il ne fait guère de doute que si cette Cour reconnaît le pouvoir recherché, celui-ci sera exercé principalement dans le contexte de rencontres à haut risque et de « faible visibilité ». Bien que les détentions routières, sans suspicion, aient historiquement été qualifiées de « contrôles itinérants et aléatoires » ou de « contrôles routiers de routine aléatoires », il est maintenant bien établi que ces interceptions ne sont pas menées de manière véritablement aléatoire. …

Au contraire, la pratique des contrôles routiers sans soupçon a servi de prétexte au profilage et à la discrimination qui touchent de manière disproportionnée les personnes racialisées et marginalisées. Le risque que toute extension de ces pouvoirs entraîne d’autres conséquences discriminatoires et abus est élevé.

Nous faisons confiance à la Cour suprême pour écouter.

Vous pouvez lire notre fait complet ici. Un grand merci à nos conseillers pro bono Bruce Johnston et Lex Gill de Trudel Johnston & Lespérance.

À propos de l’Association canadienne des libertés civiles

La CCLA est une organisation indépendante à but non lucratif avec des partisans de partout au pays. Fondée en 1964, la CCLA est une organisation nationale de défense des droits humains engagée à défendre les droits, la dignité, la sécurité et les libertés de toutes les personnes au Canada.

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