Le 18 juin 2025, l’Association canadienne des libertés civiles a envoyé une lettre ouverte aux députés et sénateurs les exhortant à protéger la vie privée des électeurs lors des campagnes politiques en retirant des parties du projet de loi 4, la Loi sur la création de la vie plus abordable pour les Canadiens.
Le projet de loi 4 vise à protéger les partis politiques fédéraux des lois provinciales sur la vie privée tout en ne fournissant pas de protections fédérales efficaces. Il n’impose aucune limite aux mesures intrusives que les partis politiques peuvent adopter lors de leurs campagnes, tant que celles-ci sont couvertes par leurs politiques de confidentialité publiées.
À une époque où les campagnes électorales riches en données évoluent rapidement, il est plus important que jamais de s’assurer que les droits fondamentaux à la vie privée des électeurs soient respectés.
Les exemptions proposées ne s’arrêtent pas aux futures violations des lois provinciales sur la vie privée, mais prétendent aussi immuniser les partis politiques contre les lois historiques, remontant à l’an 2000. Les tribunaux de la Colombie-Britannique examinent actuellement dans quelle mesure les lois provinciales sur la vie privée s’appliquent aux parties fédérales, ce qui rend cette tentative d’immunité rétroactive d’autant plus préoccupante.
Ces développements législatifs préoccupants sont accélérés dans les deux chambres avec un débat minimal en complément d’un projet de loi axé sur l’adoption urgente de mesures d’abordabilité.
Les parties relatives à la vie privée du projet de loi C-4 devraient être abandonnées et le gouvernement devrait s’engager à adopter de fortes protections de la vie privée pour les partis politiques fédéraux.
Lisez la lettre de la CCLA adressée au Sénat et aux membres du Comité permanent des finances de la Chambre.



