La surveillance de masse viole les droits internationaux à la vie privée et est fondamentalement incompatible avec les droits à la liberté d’expression et à la libre association qui sont au cœur des démocraties fortes. Cette année, la CCLA et nos partenaires internationaux ont remporté une victoire lorsque la Cour européenne des droits de l’homme a statué que la pratique historique britannique de surveillance massive violait les droits à la vie privée et à la liberté d’expression. Mais nous voulons aller plus loin. Aujourd’hui, nous nous joignons à l’American Civil Liberties Union (ACLU), à Amnesty International, à Bytes for All, à l’Initiative égyptienne pour les droits personnels, à l’Union hongroise des libertés civiles, au Conseil irlandais pour les libertés civiles, au Legal Resources Centre, à Liberty and Privacy International pour faire appel de ce jugement, en poussant la Cour à conclure que les pouvoirs massifs ne peuvent jamais être justifiés dans une démocratie respectueuse des droits. Les lois qui permettent la collecte massive au Royaume-Uni ont un impact mondial, puisque plusieurs câbles sous-marins transportant le trafic Internet mondial passent par ce pays. Pour les Canadiens, cela signifie que les messages que vous envoyez ou publiez, les sites web que vous parcourez, les endroits où vous allez et les gens que vous connaissez, des informations pouvant servir à dresser un portrait détaillé de votre vie, peuvent être recueillis sans distinction grâce à des pouvoirs en masse. Pour être clair, il n’est pas nécessaire de soupçonner que vous avez fait quelque chose de mal pour que vos informations soient capturées de cette façon—et bien sûr, ce ne sont pas seulement vos informations, ce sont celles de votre famille, de vos amis et de tous les autres qui risquent d’être capturées. Il n’y a pas non plus beaucoup de preuves que renoncer à notre vie privée nous rend plus en sécurité. Au contraire, il existe des preuves suggérant que ce type de collecte entrave ou submerge en réalité, plutôt que de soutenir, les efforts d’application de la loi ou de lutte antiterroriste. La situation empire, car les accords de partage de renseignements permettent alors aux pays de partager ces informations (même si, comme ces accords sont secrets, nous ne savons pas exactement comment cela fonctionne). Le Canada est un participante probable à ces activités de partage d’informations en tant que membre de l’alliance du renseignement des Five Eyes. Nous demandons à la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme d’entendre notre appel, arguant que « le fait qu’il soit désormais possible pour l’État de conserver des informations privées sur la population d’une nation entière (ou même de plusieurs nations) … et que conserver de telles informations puisse être utile sur le plan opérationnel ne justifie pas l’intrusion de le faire. » La surveillance quotidienne et routinière de milliards de communications est inacceptable dans une démocratie. La CCLA et nos alliés continuent de se battre.

À propos de l’Association canadienne des libertés civiles

La CCLA est une organisation indépendante à but non lucratif avec des partisans de partout au pays. Fondée en 1964, la CCLA est une organisation nationale de défense des droits humains engagée à défendre les droits, la dignité, la sécurité et les libertés de toutes les personnes au Canada.

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