Les erreurs judiciaires représentent certaines des plus graves défaillances du système de justice pénale. Par exemple, une personne innocente peut avoir plaidé coupable ou été reconnue coupable d’une infraction criminelle grave parce que son droit à un procès équitable a été violé. Cet appel portait sur le recours approprié qu’une cour d’appel devrait rendre en vertu de l’article 686(2) du Code criminel, lorsqu’une erreur judiciaire s’est produite, mais qu’il existe la possibilité d’une condamnation lors d’un nouveau procès. La Cour a unanimement convenu que l’appelant dans cette affaire avait droit à un acquittement, mais s’est partagée 5 contre 4 sur les raisons et le cadre qui devrait régir des affaires similaires à l’avenir. La CCLA est intervenue devant la Cour suprême du Canada.

Selon l’article 686(2), lorsqu’une erreur judiciaire a eu lieu, un tribunal peut ordonner un nouveau procès, un sursis judiciaire des procédures ou prononcer un acquittement. Un sursis judiciaire met fin à la procédure, tandis qu’un acquittement est une conclusion que l’accusé est non coupable, ce qui supprime la plus grande stigmatisation pour l’accusé. Dans cette affaire, l’appelant a été poursuivi en lien avec la mort d’un enfant et a plaidé coupable. La Couronne n’a pas divulgué des preuves significatives concernant l’infiabilité des preuves d’experts, ce qui aurait affaibli son dossier, entraînant une erreur judiciaire.

La majorité a conclu que, puisque la Couronne s’était engagée à ne pas poursuivre davantage l’appelant, la Cour devait maintenant prononcer un acquittement. Ils ont refusé d’envisager un cadre plus large pour les recours en erreur judiciaire que les tribunaux pourront appliquer à l’avenir. La minorité, soulignant les arguments des intervenants, y compris l’Association canadienne des libertés civiles, a estimé qu’il serait approprié de définir un cadre pour de tels cas. Ils ont proposé une liste de facteurs qui seraient pertinents pour déterminer s’il faut prononcer un acquittement en fonction des cas qui présentent les « signes d’une condamnation injustifiée ». Cela inclut : la non-divulgation d’informations importantes, les preuves scientifiques ou d’experts non fiables, les enquêtes policières inappropriées, les fausses confessions et la discrimination systémique. Selon la minorité, l’application de ce cadre justifiait l’acquittement de l’appelant.

La CCLA continuera de plaider pour une approche rigoureuse des tribunaux afin de remédier aux erreurs judiciaires. Vous pouvez lire le jugement complet ici ainsi que le fait de la CCLA ici.

Nous remercions Matthew Gourlay et Érik Arsenault de Henein Hutchison Robitaille LLP pour leur excellente représentation pro bono dans cette affaire.

À propos de l’Association canadienne des libertés civiles

La CCLA est une organisation indépendante à but non lucratif avec des partisans de partout au pays. Fondée en 1964, la CCLA est une organisation nationale de défense des droits humains engagée à défendre les droits, la dignité, la sécurité et les libertés de toutes les personnes au Canada.

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