Le 15 juin 2026, le directeur du programme de justice pénale, Shakir Rahim, a témoigné au sujet du projet de loi C-16 devant la commission sénatoriale des affaires juridiques et constitutionnelles.
Ce projet de loi vise à passer outre la décision de la Cour suprême du Canada concernant la réparation minimale en cas de violation de la chartes le droit d'être jugé dans un délai raisonnable. En règle générale, les poursuites ne peuvent se poursuivre lorsque ce droit est bafoué, car le tribunal doit alors ordonner la suspension de la procédure.
Avec le projet de loi C-16, le Parlement franchit une ligne rouge constitutionnelle. Il revendique le pouvoir de passer outre, par voie législative, à une décision de justice lorsqu’il n’est pas d’accord avec celle-ci. chartes mesure corrective imposée. Cela constitue une violation de l'article 24, paragraphe 1, de la chartes, qui confère à un tribunal le pouvoir de déterminer une réparation juste et adaptée aux circonstances. Elle affaiblit les protections dont bénéficient tous les droits et libertés garantis par la chartes.
Comme le souligne la CCLA dans son mémoire, il existe des moyens conformes à la Constitution de réduire les retards déraisonnables au sein du système pénal. Par exemple, en nommant davantage de juges, en accélérant certaines procédures judiciaires et en renforçant le financement du système pénal, y compris l'aide juridictionnelle.
Vous pouvez visionner le témoignage de la CCLA ci-dessous. Le mémoire de la CCLA concernant le projet de loi C-16 peut être consulté ici.


